Six types de treizième homme (1/3) par XIII

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Messieurs les fous de la balle orange, c’est l’heure de vérité.

Oui, ce jour marquera pour vous un tournant inoubliable dans votre rapport au basket. Vous êtes des millions à suivre quotidiennement l’actualité la ligue judéo-puritano-richissime qu’est la NBA. Au sein de cet incroyable tas de pognon s’épanouissent les meilleurs joueurs de notre époque. Ces joueurs, vous les admirez, les respectez, parfois même les adulez. En effet, vous sacrifiez volontiers de nombreux moments qui pourraient être dédiés à votre vie sociale (surtout la soirée Mac Do + cinéma entre potes du vendredi, personne ne se leurre quant à votre vie sexuelle) pour voir s’affronter ces gladiateurs des temps modernes. En entretenant ainsi une relation avec ces individus, vous pouvez être qualifiés de fans. Et un fan, que vous le vouliez ou nom, c’est merdique. « Fan merdique » est d’ailleurs le plus gros pléonasme jamais écrit depuis « monter en haut ». Et ce soir, le but est d’enfin vous faire comprendre quel genre de chiure vous êtes quand il s’agit de fricoter avec la NBA. Que le lobby conspirationniste des On-peut-tout-à-fait-mater-le-basket-avec-neutralité ferme cette fenêtre tout de suite, ainsi que sa grande gueule. Comme tous les groupes communautaristes extrémistes, vous n’êtes pas crédibles une seconde, et sachez que tous les lecteurs de ce site se rejoignent fraternellement pour former un poing géant qui s’enfonce profondément dans votre rectum.
Ceci étant dit, tous ceux qui restent peuvent aller se laver la main droite, et profitez-en pour vous regarder dans la glace une dernière fois avant de rencontrer la lumière et de faire face à votre vraie nature de fans. C’est fait ? Bien.

Même si vous ne l’admettrez pas tout de suite, vous entrez dans une de ces cases, et en voici la liste :

Le Fanatique : Vous avez fait imprimer un papier-toilette spécial où il est écrit « objectivité » sur chaque feuille. Vous prenez un plaisir assumé à vous torcher longuement avec, pendant que vos yeux brillent comme des phares en visionnant une seule et unique ligne sur la feuille de stats du match de la veille. En effet, vous ne jurez que par une superstar. Les autres acteurs du monde basketballistique ne sont que des faire-valoir, des manants qui devraient même s’agenouiller lorsque votre roi sort des vestiaires. D’ailleurs, si cela ne tenait qu’à vous, vous feriez virer tous les role players, transférant leurs maigres salaires sur le compte de l’Unique, le seul à mériter d’être rémunéré.

Cette personne est votre idole, votre Dieu, votre maître. Si vous en aviez la possibilité physique, vous habiteriez dans son caleçon, tout en gardant votre bouche à taille humaine. Ainsi, dans cette espace serré et moite, votre introduiriez l’organe sexuel de votre seigneur dans votre cavité orale en enchainant les va-et-vient énergiques. En bon disciple que vous êtes, vous n’arrêteriez le mouvement qu’au moment où le foutre divin de votre idole se répandrait le long de votre visage déformé par la frénésie fanatique. Cette opération serait répétée à longueur de journée, ne vous interrompant qu’au moment des matchs et des entrainements de ce joueur touché par la grâce qui vous sert à la fois de modèle et dorénavant de foyer. Si son jeu est déjà parfait, il lui faut quand même de temps à autre jeter la balle à ses feignants de coéquipiers pour qu’ils ne se ramollissent pas trop.

Les joueurs ciblés par ce type de fans sont bien évidemment le plus souvent des superstars : Kobe, James, Durant, CP3, etc. Il est tout à fait possible que le Fanatique soit envoûté par Petro Antic ou Brandan Wright, mais c’est un phénomène plus rare. Il a été rapporté au début de la saison 2008-2009 qu’un jeune lycéen habitant en Oregon avait poussé le respect pour son maître Greg Oden jusqu’aux extrémités sus-mentionnées. Son corps a été retrouvé visqueux et diforme dans une poubelle du Moda Center, alors encore nommé Rose Garden. Il s’avère que le jeune homme est mort d’asphyxie, et le corps du malheureux ne possédait plus que trois dents au moment de l’autopsie, ainsi que des dégâts sans précédent dans le fond de la gorge. RIP Marvin.

L’Énervé : La dernière fois que vous avez regardé un match de basket dans le calme, c’était lors de l’automne 1998 lorsque Skysports diffusait un match des Harlem Globe Trotters. Dès le second quart-temps vous avez tout de même ressenti l’envie d’aboyer sur Big Easy (que vous trouviez trop bavard) avant que l’infirmière ne passe dans votre chambre pour augmenter la dose de morphine pour soulager votre jambe broyée. Vous aviez été la victime de cette blessure en étant renversé par un camion sur l’autoroute A10 alors que vous alliez à Pau en scooter depuis Quimper afin d’empoisonner Laurent Foirest ; mais ceci n’a aucun rapport avec votre nature de fan hystérique. Donc depuis ce match télévisé (soldé par une victoire aussi surprenante qu’ inattendue des Washington Generals), vous n’avez pas visionné une seule partie sans vouloir découper au minimum un joueur à la hache et brûler les morceaux, avant d’uriner sur les cendres.

Il y a des athlètes que vous ne pouvez tout simplement pas supporter. Pour certains c’est à cause de leur façon extrêmement irritable de mettre le cul en arrière lorsqu’ils shootent, d’autres car ils obtiennent des lancer-francs simplement en levant le bras un peu rapidement, ou encore certains joueurs qui croient que se jeter au sol au moindre contact est brave et esthétique. Pour ces raisons, vous avez vos cibles parmi les champions et vous n’hésiteriez pas une seule seconde à mettre une grosse somme sur leurs têtes si vous n’étiez pas smicar. L’océan atlantique est le seul obstacle qui vous empêche de faire le travail vous-même. Lors de votre unique voyage aux USA en mars 2005, vous avez essayé d’entrer au Staples Center avec un M16 afin de mettre un terme au pseudo basket-spectacle-inefficace-on-chie-dans-la-colle des Clippers. Interpellé par le service de sécurité, vous avez essayé en dernier recours de vous faire passer pour le frère de Chris Kaman. Votre teint mat vous a malheureusement trahi. Votre arme a été confisquée et vous êtes dorénavant interdit de séjour sur tout le territoire nord-américain.

Depuis lors vous avez repris votre routine de spectateur français lambda. Ainsi tous les week-ends, lorsque vous n’avez plus de liquide pour aller au PMU, vous regardez un match de basket à la télé. De rage, vous avez déjà explosé plus de 67 télécommandes mais, après avoir assimilé le fait que ces petites choses représentaient un budget, vous avez enfin décidé de prendre sur vous. Vous ne cassez plus rien désormais, vous contentant, les veines gonflées et le visage tout transpirant, d’aiguiser le couteau de chasse de votre grand-père jusqu’au jour où une équipe NBA viendra faire un match d’exhibition à Paris. Ce jour-là, enfin, vous pourrez soulager votre âme.

Patience.

Signé XIII

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