Les dessous de la mission Rodman en Corée du Nord, Episode 3

2z9ibzm

Le Fils De La Revanche Du Secret De La Licorne

(Longue ellipse)

Devant l’échec de ce premier voyage, une stratégie nouvelle est élaborée sur le coin de table d’un Wendy’s Burger. Rodman était par trop esseulé. La fréquentation des forums spécialisés aboutit à cette constatation unanime qu’on n’arrive à rien sans être un minimum entouré. Les plus grands succès de la carrière de Dennis Rodman tiennent à son association avec des cadors de la trempe d’Isaiah Thomas, Joe Dumars, Michael Jordan, Scottie Pippen, Jean-Claude Van Damme et le mec des 2Be3. Partant de ce constat, il s’agit d’entourer notre rebondeur fantasque de la la fine fleur barbouzarde afro-américaine. Des têtes brûlées. Des déshérités. Des azimutés. Des coutumiers de bas-fonds. Des qui n’ont peur de rien. Plus un représentant en literie.

Une petite annonce est passée dans Sports Illustrated, Swimsuit Edition. Moyennant la promesse de passer un coup de chiffon sur un passif impressionnant de dettes et de démêlés judiciaires, une équipe est constituée.

En voici les éléments.

La All-NBA 1st Weirdo-Team

Kenny Anderson. 43 piges.

Principalement connu pour son handle de guedin (cf NBA superstars 3) et sa gueule d’amour. Ex-boytoy de la chanteuse de Salt-N-Pepa, ex-mari d’une candidate de téléréalité (monsieur les aime futées !); légende des playgrounds de New York (mais qui ne l’est pas..)
Début de carrière prometteur dans le New Jersey aux côtés de Drazen Parti-trop-vic et du phénomène Coleman, glandeur contagieux.
Lente agonie de Charlotte à Los Angeles en passant par Portland, Boston, Seattle, Atlanta.

Récemment viré de son poste d’entraîneur à la David Posnack Jewish Day School à Davie, Floride, pour s’être fait gauler à conduire en état d’ivresse. Rendez-vous au Place de la Bourde. Repassez par la case départ. Claquez 20,000 dollars.

Reconverti rédacteur pour la 31ème, déguisé en trader polonais.

Rôle : scribe. En charge de rapporter les évènements avec sa plume acérée.

Vin Baker. 42 balais.

Ancien de la Team USA 2000 (Vince Carter Edition) devenu alcoolique à-no-team. Proto-Carlos Boozer en juste un peu moins moche. Ailier-fort à cuisson rapide: saignant, à point et carbonisé en moins de cinq saisons –trop de bibine fait flamber, comme l’attestent par ailleurs ses relevés bancaires.

Quelques sursauts puis plus rien. La flemme du boulanger. Aujourd’hui pasteur à Harlem, copain comme cochon avec Ed Cercueil et Fossoyeur Jones. Fauché comme les blés, le boulange.

Rôle : indéfini. En charge de faire le chiffre.

Charles Smith: 48 serpillères.

Symbole incarné du petit-bras mental New Yorkais depuis 1993 et ses 4 tentatives foirées de donner l’avantage aux Knicks dans la dernière minute du 5è match des finales de conférence face aux Bulls. C’est…presque…fait…y’a…qu’à…mettre…ce….putain…de…ballon….dans…le…mais….allez…bordel…le…pa…pani…MERDE ! Une rencontre passée à la postérité comme le Charles Smith Game, ou remake sportif du « Château » de Kafka.

Entre lui et JR, les Smith(s) ne sont pas à la fête au MSG… « There is a ball that never goes in… »

En tant que président de la NBRPA (National Basketball Retired Players Association) de 2008 à 2010, puis de la Pro Basketball Alumni Association avec laquelle il a organisé des matches de gala en Chine,  Smith apportera aussi sa connaissance des tables rondes et des formalités douanières.

Rôle: négociateur. En charge de persuader le régime de lui laisser visiter la tanière de la licorne.

Eric « Sleepy » Floyd, 53 aspirateurs.

Il faut se méfier de l’eau qui dort. Sous les dehors narcoleptiques qui lui ont valu son surnom, le Floyd était un tueur de géants. Témoin ce match contre les Lakers au deuxième tour des Playoffs 1987 où le faux endormi colle 51 points et 9 passes à Magic Johnson and co, dont 29 en un quart-temps, record en playoffs, et 39 en une mi-temps, record également. Il termine le match en inscrivant 12 paniers consécutifs.

Depuis novembre 2012, Floyd est l’ambassadeur de la marque de literie Comfort Revolution. Le voyage lui offre une occasion unique d’élargir son portefeuille clients.

Rôle : commercial. Booster les ventes de Comfort Revolution.

Cliff Robinson, 48 lave-vaisselles.

Le bandeau le plus connu de la NBA pré-LBJ (le basketteur, pas le président). Cliff, c’est le gars déconfit qu’on voit juste avant que Jordan hausse les épaules après avoir planté son 6è 3-points dans la première mi-temps du Game 1 des Finals 92 (pause à 0:38 – là, à gauche de l’écran avec le bandeau rouge).

Bon, OK, il a été 6è homme de l’année (1993), c’est important de le dire. JR Smith aussi, non ?

Il n’est pas inopportun de faire remarquer que le bon Cliff est également un des candidats du Koh-Lanta US 2014. Oui oui. Bouffer du crabe et comploter contre des ménagères frustrées n’était sans doute pas un assez grand challenge pour un type qui s’était fadé Jordan. Il fallait aussi qu’il aille faire ses preuves en Corée du Nord.

Rôle : spécialiste des questions de survie. En charge d’expliquer aux autres quelles baies ne pas consommer en cas de fuite dans la forêt nord-coréenne.

Doug Christie, 43 éponges.

Ce qui ressort de la carrière de Doug Christie, plus qu’onze virgule deux points à quarante-deux points virgule six pour cent de réussite en quinze années de bourlingue (Lakers, Raptors, Knicks, Kings, Magic, Mavs, Clippers) et une réputation de défenseur acharné (trois sélections dans la All-NBA 2nd Defensive team et une apparence dans la All-NBA 1st Defensive Team entre 2001 et 2004) , c’est cet uppercut sur Rick Fox, expression allégorique de la révolte des petits marchés contre le totalitarisme beau-gosse et surprotégé des grosses écuries. Fuck, yeah. Nique les branlos !

La pétasse de Doug, Jackie Christie, est une des « stars » de l’émission de téléréalité « Basketball Wives » qui vole encore plus bas qu’un Boeing détourné. Sans doute pour financer leur prochain mariage (car ils se remarient en grande pompe chaque année), les Christie ont récemment annoncé leur intention de produire un porno. Eh quoi, ça coûte cher les petits fours.

Rôle : pugiliste. En charge de démarrer des échauffourées pour divertir l’attention.

Craig Hodges, 53 chiffons.

Craig Hodges partage avec le grand Larry l’insigne honneur d’avoir remporté trois concours à trois-points consécutifs. Joker extérieur des Bulls de 88 à 92, Hodges se retrouve coupé de l’effectif à l’issue du back-to-back chicagoan. La raison de cette mise à l’écart ? Selon l’intéressé, la NBA l’aurait blackboulé à cause de son engagement aux côtés de Louis Farrakhan, le chef spirituel de la Nation of Islam. Lors de la visite des Bulls à la Maison Blanche en 1992, Hodges se pointe sapé en dashiki et présente une lettre au président Bush Sr. lui faisant grief des difficultés de la communauté afro-américaine. Pire, il critique publiquement Michael Jordan, l’accusant de ne pas assez s’impliquer pour les afro-américains. Ca ne se fait pas, on en conviendra.

Hodges a porté sa mise à l’écart devant les tribunaux en 1996. Depuis 2013, il coache les Rainmen (Alléluïa) d’Halifax, Canada.

Rôle : sniper, activiste. En charge de former la minorité musulmane de Corée de Nord (3 personnes) à la prise de contrôle.

L’équipe est pratiquement constituée. Reste à y rajoute deux-trois Harlem Globetrotters pour plus de crédibilité. L’opération « Secret de La Licorne : Origins » peut commencer.

A suivre.

DrStrangelove

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s