Dis moi qui tu supportes, je te dirai qui tu es… (4/6) par Kenny Anderson et Kid Congo

«  Odelali, odelali…La bonaventure ! » (Attention, ce qui va suivre n’a rien à voir avec un footballeur Ivoirien qui trainait sa caravane sur la pelouse du Stade Bollaert)

Ce soir, la 31ème vous propose un article « secrétaire de direction trilingue », sous la forme d’un fabuleux glossaire du Fan NBA dans le but précis de préparer au mieux les PO qui pointent le bout de leur nez et qui vous permettra d’affûter vos joutes verbales pendant cette période de grands débats orangés, voire même pendant votre prochain séminaire à la Cogip.

« Allez hop, on y va, en route pour l’aventure. Tagada tagada !!!! A l’appel du Banga !!!! »

Les Spurs de San Antonio

Etre fan des Spurs, c’est comme symboliser dans sa totale plénitude la ringardise absolue tout en finissant par l’opération du Saint Goat, à serrer la plus belle meuf de la soirée. Vous êtes quelque part, ce putain de chainon manquant de l’évolution et c’est certainement ce qui vous rend le plus agaçant.

Le pire dans tout ça, c’est que vous assumez pleinement votre différence avec de surcroit, un certain goût de suffisance.

Vous avez généralement la trentaine, un statut d’agent de maitrise dans la fonction publique, un pantalon en tergal Brice, des Paraboot et un baladeur auto-reverse vibrant la variété française et les tubes de U2 ou dans les grands moments, le Best of de Simple Minds. Vu sous cet angle, vous mériteriez de vous faire muter à Saint Pierre et Miquelon mais il faut savoir admettre une chose, vous êtes contre toute attente un sacré pineur des familles.

Chaque soirée de bureau, chaque pot de retraite, chaque invitation d’anniversaire d’un collègue vous répondez présent. Cela dit, jamais vous ne mettez un radis pour un quelconque cadeau, vous vous arrangez toujours quand l’enveloppe tourne pour contracter une phlébite imaginaire ou poser une récup parce que vous avez badgé en retard à la pointeuse. Bref, vous êtes une pince mais c’est pas ce qui vous empêchera de vous resservir 3 fois au buffet froid et de repartir avec un tupperware en fin de soirée, que vous ne rendrez jamais.

Justement parlons-en de la fin de soirée, sournois que vous êtes.

Vous avez la minutie d’un contrôleur des impôts et vous orchestrez votre hold up avec un doigté Robert Horryen. Toute la soirée vous laissez vos collègues se casser les dents sur la jeune Amandine, stagiaire de son état, qui renvoie toute cette bande de vicelards d’un revers d’ignorance et proposer à cette même horde d’aller se finir à la main si besoin est. Et c’est à ce moment là que vous surgissez, tel un Zorro emprunté et calvitien, en lui proposant de finir la soirée dans votre studio voir votre avatar de Rocco Siffredi qui sévit dans votre slip double poches. La demoiselle désabusée par la lourdeur de vos congénères cède brutalement et se dit qu’un homme qui a un DVD de James Cameron ne peut pas être un mauvais bougre, au pire un ringard.

Une fois la proie attirée dans votre antre, vous mettez les petits plats dans les grands. Bouteille de mousseux dans un seau à glace Henri Boucher, BO de « Dirty Dancing » et Tuc au saumon. Vous embrayez sur votre passion de la pêche au gros, vous noyez le poisson, vous saoulez la demoiselle, en 2 minutes Top chrono vous avez enlevé votre pantalon, son sloggy, sorti votre Némo et terminé sur les branchies de la Miss.

4 minutes plus tard, la demoiselle encore groguie par votre précocité se retrouve derrière la porte d’entrée à moitié défroquée, vous en profitez pour ajouter une croix sur le tableau de chasse de la cuisine, vous lancez l’enregistrement du Clasico OM/PSG et insultez avec véhémence la bonne mère et son milieu Anigosé.

 Une fois de plus, vous êtes le champion et ce contre toute attente.

 

En cas de PO, comment sextoter ni vu ni connu avec la femme de votre co-équipier :

 

– « Rap game lover », deuxième EP de Mc TP produit par Gérald de Palmas.

– « Grand Popo basket club », manuel du broyage de journaleux en 3 mots et sans syntaxe par Ruskov-Molotov.

– « The Kiss of Ray », documentaire 30/30 ESPN sur l’épopée d’un traitre assassin à Fort Alamo.

Prout Shoot before Game 6

Prout Shoot before Game 6

 

 

Les Trail Blazers de Portland

Etre supporter des Blazers, c’est comme être enterré vivant au cimetière Indien de French Prairie dans un film d’animation de Bill Plympton, le tout bercé par la mélancolie d’Elliot Smith.

Vous êtes le génie incarné par la poisse ultime. Si nous devions faire ici une parabole des plus alambiquées, votre histoire collerait parfaitement avec le documentaire de Terry Gilliam, « Lost in la mancha ».

De la guigne, de la poisse, des merdes, même les Hébreux et leur errance de 40 années dans le désert, passeraient pour des gagnants de l’Euromillions à côté de vous.

Sam, Roy, Greg, si Fritz Lang était encore parmi nous, vous auriez haut la main obtenu le rôle principal de « G le maudit », tellement vous incarnez l’erreur de jugement dans toute sa splendeur.

Bordel de merde, vous auriez du être le nouveau Sydney Poitier, la réincarnation de Clark Gable, la version accomplie d’un Marlon Brando, au final vous êtes devenu contre votre gré la caricature d’un Troy McClure combinée à la déchéance d’un River Phoenix.

On vous attendait comme l’acteur fétiche de Gus Van Sant, vous finissez en Schredder Vietnamien dans Teenage mutant ninja turtles 2.

On vous voyait batteur des Rage Against The machine, vous finissez chanteur peroxydé chez Everclear.

Bref, on ne sait plus quoi faire pour que la chance tourne en votre faveur, à moins qu’on fasse déménager le Rappeur Macklemore dans l’Oregon mais je ne suis pas certain que vous puissiez tenir le mauvais goût sur la durée.

Il vous reste peut-être une chance, en prenant un billet pour Lourdes et jeter vos pistogenoux dans une fontaine de pipi bénit. En espérant néanmoins, que vous ne rouliez pas en faisant un créneau sur un jeune roumain qui tentait de se faire un parcmètre.

 

En cas de PO, comment dégommer du pionnier à la baïonnette :

 

–  « Démons et Marie-Jeanne », projet de loi sur la légalisation de la Marijuana dans l’état d’Orégon par Damon Stoudamire.

–  « Le petit tibia en mousse », chanson populaire interprétee par Sam Bowie.

–  « Progéria blair witch », Snuff movie de Greg Oden, par Greg Oden et peut-être avec Greg Oden.

"Mais non, ça paraît énorme comme ça mais avec un peu de beurre ça passe tout seul..."

« Mais non, ça paraît énorme comme ça mais avec un peu de beurre ça passe tout seul… »

 

 

Les Timberwolves du Minnesota

Etre supporter des Wolves, c’est comme désirer ardemment la plus belle fille de votre lycée et de finir par se taper sa copine obèse pour tenter un rapprochement.

Etre supporter des Wolves c’est avant tout se nourrir par le dépit, faire de gros sacrifices et finir par aller fourrer votre michnoune ailleurs dès que le printemps arrive, au risque que la caverne d’Ali Baba ressemble plus à un terrier d’ours en sortie d’hibernation.

Pourtant vous êtes une personne déterminée, courageuse et convaincante. Cela dit quand il s’agit de faire vibrer l’élue de votre cœur, celle qui souille vos pensées et vos draps, vous avez l’éjaculation précoce et vos défenses immunitaires disparaissent aussi vite qu’agent de la DDE une veille de week-end.

La Sandrine, c’est depuis la 5ème que vous voulez la culbuter mais force est de constater qu’à la veille de votre 4ème terminale, vous avez surtout butiné l’échec et les rattrapages épiques, saleté d’abeille reproductrice.

Les occasions manquées, la poisse, la scoumoune, les superlatifs ne sont pas assez nombreux pour qualifier votre guigne. Mais c’est sans compter sur votre détermination, cette année vous comptez équilibrer votre bilan en obtenant votre bac et en défouraillant votre promise (en la cuitant si besoin).

Pour mettre votre plan démoniaque à exécution, vous avez dégoté un sosie pour vous remplacer aux épreuves du bachelor et vous avez tenté un rapprochement courageux de votre dulcinée, en prenant le risque de vous taper sa meilleure copine souffrant d’un certain embonpoint. Soyons franc, la bougresse ressemble à Laurence Boccolini et son appétit sexuel est aussi décuplé que son amour pour l’Américain saucisse sauce Andalouse. Vous espérez de tout cœur que vos sacrifices paient enfin même si vous défaire de l’autre engin risque de sentir l’enlisement telle l’armée Allemande sur le front Russe.

Bonne chance mon Kevin.

 

En cas de PO (en 2030), comment crier au loup quand Francis Heaulme traine autour d’une école primaire :

 

– « Des hommes et des plots », documentaire d’investigation sur la Secte des inoffensifs et leurs leaders Kevin « 13ème apôtre » Love et Niko « Barnabas » Pekovic.

– « Têtes de lard et gros tomars », autobiographie de J.R Rider par Latrell Sprewell.

– « Avarice et nouilles chinoises », interprétation libre de « L’avare » de Molière par le metteur en scène Stéphane Marbrier.

"Senseï, Senseï!!!! Stephon i' joue encore tout seul... - Catastrophe!!!!"

« Senseï, Senseï!!!! Stephon i’ joue encore tout seul…
– Catastrophe!!!! »

 

 

Les Knicks de New York

Etre supporter des Knicks, c’est comme vous réveiller un lendemain de Black out avec à vos côtés un service 3 pièces qualité Ruppert Everett, qui vous sourit aux bons souvenirs d’une nuit inoubliable.

Vous êtes en tous points représentatif de votre ville et de votre franchise, vous ne faites rien avec le dos la cuillère, vous préférez y faire chauffer la dope.

Chaque journée de votre putain d’existence est le symbole du n’importe quoi dans toute sa splendeur. Si vous aviez un alter égo baskettisé nul doute que vous seriez la symbiose corporate d’un Eddy Curry ayant copulé avec Miley Cyrus, un Eddey Currius.

Coke, Putes, surendettement, Rihanna du bled, mélangisme et faux arrêts maladies d’un médecin chinois. Rien ne stoppera votre entreprise de débauche absolue.

Pourtant tout le monde vous aime et c’est certainement l’effet de votre démesure.

Vous parlez trop, vous mangez trop, vous buvez trop et vous niquez du gros, enfin du bétail de sites de rencontres si vous préférez mais bizarrement tout le monde s’accordera à dire que vous êtes le mec avec qui on se marre toujours en soirée. Une sorte de Jean Roch de Mantes la jolie, le bon goût musical en plus.

Faut aussi avouer que vous êtes un bon pigeon des familles et que c’est pas l’argent qui vous pose problème, surtout avec vos 18 comptes revolvings à 21%.

 

En cas de PO, comment fumer un JR Smith à la Super Skunk :

 

 « Faux comebacks et genoux en mousse », documentaire hospitalier sur le retour improbable d’un millionnaire en mal de reconnaissance, sur une musique de Matt Houston.

 « I got a family to feed », manuel du parfait gestionnaire de Patrimoine par Latrell Sprewell

 « Des millions et des vacances », autobiographie d’un General Manager par Isiah Thomas.

 « Moché Ben Amar’e », récit biblique d’un afro-américain en vacances au club Med de Tel Aviv.

Black rabbi: "Ah ! Dé fourrire ! Lé visonne ! Lé Chienchila ! Lé rat misqué !"

Black rabbi: « Ah ! Dé fourrire ! Lé visonne ! Lé Chienchila ! Lé rat misqué ! »

 

Le Thunder de l’Oklahoma

Etre fan du Thunder c’est dormir avec un flingue en plastoc sous l’oreiller, pour coller des pruneaux en rêve au Russell Terrier responsable de ton instabilité émotionnelle. C’est cautionner des accoutrements dignes d’un remake du 5è élément dans le quartier du Marais.

Toi, le fan du Thunder, tu entres généralement dans la vie active avec une choune de dingo, du genre à récupérer un billet de loto gagnant dans les cendres fumantes de l’immeuble sinistré d’en face.

Sauf qu’il manque le numéro complémentaire.

Toujours la même histoire. Quoi que tu fasses, tu plafonnes juste en dessous du paradis.

 

Donc t’investis dans un loft à Trouducville avec vue sur le Lady Fitness du coin. Rince-toi l’œil tant que ça dure parce qu’en 2016 ça sera un parking.

Tu pousses l’identification jusqu’à être le numéro 2 en tout. Dans ton travail, t’as beau essayer, t’es toujours barré par le même gonze. A lui les bonus et la culotte de la secrétaire, à toi les audits et les « quel brave garçon ». C’est la poule aux œufs d’or, t’es le Poulidor. Qu’est-ce qu’il a l’air con pourtant.

 

Ça n’aide pas que tu sois assisté par Jean-Michel, aussi. Ah, Jean-Mich Ruisseaudouest… capable de faire gagner une brique à la boîte sur un coup de génie puis d’en perdre deux dans la foulée en faisant un blague de cul sur une avocate alors que le téléphone est encore décroché. Rien à dire, t’aimes te mettre des handicaps. La culpabilité du ticket gagnant.

 

Ouais, t’as beau faire, t’es toujours le vice-machin chose. La vie est ainsi faite, il y a les maître queux et les vice queux, le porc royal et le vice-lard.

 

Dans le fond t’es pas un mauvais camarade. Mais tu sais ce qu’on dit: trop bon, trop second.

 

En cas de PO, comment dompter Petit Tonnerre en PO:

 

– « Ilavaikapa », traité congolais du saut non-contrôlé.

"I wanna scream and shout and let it all out" Ibaka I am

« I wanna scream and shout and let it all out »
Ibaka I am

– « La Lamb-à-dache », chorégraphie de libération.

– « Old fart, BOOORING city », par Kendrick l’anar.

Par Kenny Anderson et Kid Congo

 

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