Papy fait de la résistance

Dans ce contexte de Finals se prêtant à ravir aux bisbilles intergénérationnelles, Au Dessus _C_ Boston #18 a cherché à savoir quelles étaient les plus vieilles bidoches ayant jamais foulé un parquet de NBA. Ladies and gentlemen, voici le top 10 des vieilles carnes, par ordre de vieillesse au dernier match joué :

 

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1. Matthew « Nat » Hickey : illustre inconnu pour 98% de la populace (y’a bien deux ou trois glandus qui vont me dire qu’ils le connaissent), il jouait le rôle de coach/joueur dans l’équipe des Providence Steamrollers et décida de se faire rentrer lors d’un match le 28 janvier 1948, résultat : 0/3 au tir et une faute… Ce fut la dernière apparition du meneur sur un parquet. Il place donc la barre bien haute puisqu’il a disputé ce match à l’âge de 45 ans et 363 jours (pas foutu d’attendre deux jours de plus le vioc…).

Avant ce fait d’arme, il avait transpiré sur les parquets de cinq franchises différentes dans les années 1920 et 1930 et ne se cantonnait pas à la balle orange puisqu’il fut également joueur et entraîneur de baseball.

2. Kevin Willis: le nom devrait parler à plus de monde cette fois.

Drafté en 1984 par les Atlanta Hawks en 11éme position, il termine sa carrière avec les Mavericks de Dallas en 2007! En gros, le mec a joué avec Dominique Wilkins et Doc Rivers mais aussi Dirk Nowitzki et DeSagana Diop!

Entre ces deux franchises, le pivot a pas mal bourlingué : Miami Heat, Golden State Warriors, Houston Rockets, Denver Nuggets, Toronto Raptors et San Antonio Spurs avec lesquels il remporte son seul titre en 2003. Absent des parquets en 2005/2006, Dallas lui offre un contrat de 10 jours et le garde pour sa campagne de playoffs 2007 (à laquelle il ne participera pas finalement). Il joue donc cinq matchs sous ses nouvelles couleurs pour une moyenne de 2,4 points et 1,6 rebonds.

Pour l’All-Star 1992 (18,3 points et 15,5 rebonds de moyenne cette année-là), la fin des douches collectives est sonnée le 18 avril 2007 à l’âge de 44 ans et 224 jours.

Au final, il fait tout de même partie des quinze joueurs de l’histoire avec plus de 16 000 points et 11 000 rebonds en carrière.

3. Robert Parish : voilà le premier nom ronflant de la liste. Fidèle à son université (Centenary), il a refusé les offres d’autres écoles plus prestigieuses et même celles de la NBA et de la ABA.

Drafté en 1976 à la 8ème position par les Golden State Warriors (en déclin total à ce moment là), il est envoyé quatre saisons plus tard accompagné d’un troisième tour de draft à Boston en échange du premier et du treizième choix. À noter que les Celtics sélectionnent Kevin McHale avec ce troisième choix…

Première année en vert et premier titre! Le trio Bird, McHale et Parish fait des ravages dans les 80’s et reste considéré comme le meilleur frontcourt de l’histoire de la Ligue.

Après quatorze saisons celtes et deux titres de plus, il plie bagages et s’enfuit rejoindre les Frelons de Charlotte en 1994 (la dernière équipe qui l’ait battu quand il portait la tunique au trèfle : ENCORE UN AUTRE JUDAS!).

Deux ans plus tard, les Chicago Bulls lui offrent un dernier challenge qu’il saisit au vol. « The Chief » dispute 45 rencontres lors de la saison 1996/1997 et participe à ses deux derniers matchs lors de la demi-finale de conférence opposant les Bulls aux Hawks. Le pivot remporte ainsi son quatrième titre. Il a 43 ans et 254 jours quand il range ses baskets pour la dernière fois.

Derniers détails sur le bonhomme aux neuf matchs des Étoiles, il reste le joueur ayant le plus disputé de rencontres NBA de l’histoire : 1611, mais a aussi bien sur remporté quatre titres de champion et a été sélectionné deux fois dans les All-NBA Team.

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4. Dikembe Mutombo: ou plutôt Dikembe Mutombo Mpolondo Mukamba Jean-Jacques wa Mutombo…

Jean-Jacques donc, débarque à Denver à 25 ans en 1991 (4ème choix de la draft). All-star dès sa saison de rookie, ses qualités défensives impressionnent la Ligue.

Après être passé par les Hawks entre 1995 et 2001, il rejoint les Sixers d’un certain Allen Iverson en cours de saison. Un renfort de choix qui permet à Philadelphie de rejoindre les Los Angeles Lakers en finale mais qui reste insuffisant pour s’y imposer face à la paire O’Neal/Bryant.

Entre 2002 et 2004, le congolais connait des problèmes de blessures et continue sa visite de la conférence est : il passe des Nets aux Knicks et vient même faire un petit coucou chez les Bulls où il ne disputera aucun match.

Après cette période animée, Il s’envole vers l’ouest et Houston pour se stabiliser et jouer les doublures de Yao Ming. Le « Mount Mutombo » s’érode au fil des ans. Il ne dispute que neuf rencontres lors de la saison 2008/2009 et se blesse au genou gauche après deux minutes de jeu lors du second match du premier tour des playoffs face aux Portland Blazers d’un certain Brandon Roy (qui inscrira 42 points ce soir là avec un genou gauche encore bien huilé à l’époque). Cette blessure sonne l’heure de la fin pour ce grand bonhomme âgé de 42 ans et 300 jours qui considérait la raquette comme « sa maison » et qui n’aimait pas vraiment y inviter du monde…

Quelques « détails » pour finir : deuxième meilleur contreur de l’histoire (3289), huit fois All-star, NBA Defensive Player of the Year en 1995, 1997, 1998 et 2001 et trois fois membre d’une All-NBA Team ainsi que six fois d’une All-Defensive Team.

Il parle sept langues différentes, a reçu deux doctorats honorifiques et brille désormais par son investissement humanitaire… La classe.

5. Kareem Abdul Jabbar : la légende pour certains, une des légendes de la Ligue pour d’autres, au pire il reste un joueur immensément immense pour les plus sceptiques.

Après trois titres en autant de saisons NCAA (NCAA qu’il a traumatisé au point qu’elle a interdit les dunks entre 1967 et 1976), il attend bien sagement les offres des Bucks de Milwaukee (NBA) et des Nets de New York (ABA) qui se disputent le premier pick de la draft 1969. Lew Alcindor (à l’époque) choisit la NBA et les Bucks.

Pour mettre les choses à plat dès son arrivée, il permet à son équipe de réaliser la meilleur amélioration de l’histoire en remportant 29 victoires de plus que l’année précédente. Pour sa deuxième saison, sa franchise met les petits plats dans les grands en conviant Oscar Robertson au sein de l’effectif, résultat : premier titre pour le grand échalas. Le lendemain de son sacre, il adopte son nouveau nom : Kareem Abdul-Jabbar.

À l’aube de la saison 1974/1975 et après le départ en retraite de Robertson, il demande son transfert. Les Bucks ne répondront à ses attentes qu’en fin de championnat après une triste saison avec un bilan négatif. En 1975, direction la plage, le soleil et les paillettes de Los Angeles. Il lui faudra attendre 1980 pour obtenir sa deuxième bague, mais n’allez pas croire que son niveau de jeu avait baissé entre ses deux sacres, seulement à l’époque, il devait se coltiner du Wilt Chamberlain (début des année 1970), du Dave Cowens ou encore du Elvin Hayes! Il peut néanmoins remercier le tout fraichement drafté Earvin (Magic) Johnson qui finit MVP des finales (au passage, merci Denver pour ce premier choix de draft!).

Il retrouve le goût de la victoire seulement deux ans plus tard en 1982, sous la direction d’un nouveau coach : un certain Pat Riley… La grande histoire d’amour entre les Lakers et les Celtics peut commencer. Les californiens en sortent vainqueurs deux fois, en 1985 (malgré le célèbre Memorial Day Massacre) et en 1987.

Après son cinquième titre, Kareem prolonge son contrat de deux ans. En 1988, il réalise le back-to-back face aux Pistons de Detroit en sept matchs. Il annonce ensuite que la saison 1988/1989 sera sa dernière. Son ultime challenge est de réaliser ce fameux three-peat : il en est proche puisqu’il atteint encore une fois les finales après avoir sweepé ses trois adversaires (record NBA) de la conférence ouest : les Blazers, les Supersonics et les Suns. Malheureusement pour lui, il tombe sur des Pistons revanchards qui ne feront qu’une bouchée des californiens (4-0). « Murdock » dispute donc sa dernière rencontre le 13 juin 1989 à l’âge de 42 ans et 6 jours devant ses fans du Forum d’Inglewood qui lui réservent une ovation lorsqu’il sort à 13 secondes de la fin de ce match 4.

Adepte du yoga et du tai chi, ce formidable athlète a su garder son corps en bonne santé pour conquérir six titres NBA en dix finales disputées. Point de vue distinctions personnelles, il y a de quoi remplir deux ou trois meubles Ikea alors je vais faire court : rookie de l’année 1970, six titres de MVP de saison régulière, deux titres de MVP des Finales (1971 et 1985!), quinze fois All-NBA Team, onze fois All-Defensive Team, dix-neuf fois All-Star, sélectionné au Hall Of Fame en 1995 et recordman du nombre de points en carrière (38387)… Sans oublier l’homme de conviction qu’il est : il a notamment refusé de participer aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968 pour lutter pour les droits des afro-américains.

6. Bob Cousy : alerte légende! Ce fils d’immigrants français a fait les beaux jours de la nation celte, mais l’histoire aurait pu être bien différente…

En effet, après ses très bonnes années universitaires, « Cooz » se présente à la draft en 1950 et l’équipe des Celtics ne le sélectionne pas car il est jugé trop petit et trop frêle (1m85 et 79 kilos), au grand dam des fans de la ville. Il atterrit donc chez les Stags de Chicago. Mais Bob n’a pas le temps d’enfiler son short que la franchise fait faillite, provoquant de ce fait une draft de dispersion. Lui et deux autres joueurs se retrouvent dans un tirage au sort et, le hasard faisant bien les choses, c’est l’équipe de Boston qui récupère le talentueux meneur.

Lors de ses trois premières saisons, il s’heurte au mur des Knicks de NewYork en playoffs. On notera quand même un premier tour magistral en 1953 face aux Nationals de Syracuse avec un match à quatre prolongations dans lequel il sauve les siens dans chacune des overtimes (-5 points à 13 secondes de la fin de la troisième prolongation, 9 des 12 points dans la dernière,…) pour finir avec 50 points et un impressionnant 30/32 aux lancers-francs!

Le déclic arrive en 1956 avec la draft de Tom Heinsohn et celle de Bill Russell : c’est le début de la dynastie celte. La saison 1956/1957 est donc celle de son premier titre, titre acquis face aux Hawks de Saint-Louis bien menés par un grand Bob Pettit (ils prendront leur revanche l’année suivante).

Les saisons se suivent et se ressemblent désormais, seul le nom de l’adversaire en finale change (Hawks ou Lakers). Pour ceux qui serait tenté de dénigrer les performances de l’époque, sachez qu’il se frottait quand même à du Wilt Chamberlain, du Bob Pettit, du Elgin Baylor ou du Jerry West…

En 1962, et après quatre titres consécutifs, Bob Cousy s’apprête à devenir le coach du Boston College quand ses dirigeants le convainquent de signer une année de plus. Un bon choix puisqu’il remporte son sixième titre au terme d’une énième finale face aux Lakers fraichement débarqués à Los Angeles. Lors du match décisif, il sort sur blessure (la hanche) à 11 minutes du terme en laissant ses coéquipiers à +9 au tableau d’affichage, 6 minutes plus tard, il est obligé de revenir sur le parquet car les Celtics sont menés d’un point et mène ainsi les siens au titre.

L’année suivante, il récupère le poste d’entraineur du Boston College qui lui était promis et ce, jusqu’en 1969, où il prend les rênes de la franchise de Cincinnati : les Royals. L’équipe manquant de médiatisation, il est obligé de rechausser ses Air Jordan en bois durant sept matchs pour relancer les ventes de billets. Bien qu’ayant été inactif durant six saisons, il dispute sa dernière rencontre à l’âge de 41 ans et 150 jours.

Question palmarès, « l’Houdini du Hardwood » se pose comme un patron : six titres NBA en sept finales, un titre de MVP en 1957, treize sélections Alls-Star en autant de saisons jouées, douze fois membre d’une All-NBA Team, 16468 passes décisives en carrière (7,5 de moyenne, impressionnant quand on sait que la règle des 24 secondes n’a été mise en place qu’en 1956) et intronisé au Hall Of Fame en 1971.

Au niveau des anecdotes, on se souviendra de sa performance en février 1959 face aux Lakers (28 passes décisives), mais aussi du fait qu’il était ambidextre (à cause d’une fracture du bras droit à l’âge de treize ans il a du travailler sa main gauche), qu’il était un précurseur en matière de dribbling : il a notamment popularisé le dribble dans le dos ou bien les changements de main, mais encore qu’il a été drafté en compagnie d’un certain Chuck Cooper, le premier afro-américain à avoir foulé les parquets NBA et avec lequel il a tissé une amitié sincère et a lutté contre le racisme.

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7. Herb Williams : je n’irais pas jusqu’à « inconnu » mais surement jusqu’à « vachement pas connu du tout », à part pour les gros fans des Knicks peut-être et les (très) vieux fans des Pacers.

Ce pivot très bon contreur a réservé ses plus belles années pour la franchise qui l’a drafté (14ème choix) en 1981 : Indiana. Il y reste jusqu’en 1989 et pose une ligne de statistiques assez sympathique : 14,5 points de moyenne ainsi que 2 contres par match.

Il s’envole ensuite pour Dallas, puis pour New York en 1993 où il joue les doublures de Patrick Ewing. Il n’a fait qu’une campagne de playoffs avec les Pacers ainsi qu’avec les Mavs mais s’est bien rattrapé chez les Knicks avec lesquels il en participe à six.

Après les finales de 1999, dans lesquelles il a joué deux matchs pour trois minutes de jeu, il met fin à sa carrière à l’âge de 41 ans et 129 jours. Il intègre le staff des Knicks en 2003 comme entraineur-assistant et exerce ce poste jusqu’en… 2014! En effet, Phil Jackson l’a gentiment remercié à son arrivée.

8. John Stockton : là on tombe sur un sacré morceau…

Drafté par les Utah Jazz en 16ème position de LA draft 1984 (Jordan, Olajuwon, Barkley,…), il va jouer toute sa carrière chez les mormons (1984 à 2003). Mais son chemin glorieux n’était pas tout tracé.

En effet, vous pensez peut-être que sa 16ème place à la draft est ridiculement éloignée, mais, à l’époque, les fans du Jazz étaient pour le moins sceptiques à l’annonce du nom d’un joueur peu connu sorti d’une université mineure (Gonzaga). Il lui a aussi fallu gérer le fait d’être le remplaçant de Ricky Green durant trois saisons. Malgré cela, il arrive logiquement à devenir titulaire dès la saison 1987/1988 et ainsi booster des statistiques déjà intéressantes : il passe de 7,9 à 14,7 points et de 8,2 à 13,8 passes décisives!

En 1988, Jerry Sloane devient le nouvel entraineur des Jazz et laisse le champ libre à « Stock » et à Malone (drafté en 1985) pour développer peut-être le meilleur duo de l’histoire de la NBA. Ils joueront 1412 rencontres ensemble (record NBA) et donneront ses lettres de noblesse au Pick and Roll.

Homme patient, il a su attendre 1992 pour atteindre sa première finale de conférence puis 1997 pour la finale NBA. Faut dire qu’il fallait se farcir les grosses équipes des Suns, des Lakers, des Blazers ou des Rockets, et quand tu franchissais ce mur bien haut et bien épais, c’étaient les Bulls qui jouaient le rôle de rottweilers derrière…

On se souvient de son match 6 face à Houston en finale de conférence 1997 où il met les 9 derniers points de son équipe et surtout ce tir primé au buzzer qui envoie les siens affronter la bande à Jordan. Il perd cette finale NBA ainsi que la suivante face à ces mêmes adversaires.

Il reste fidèle à sa franchise jusqu’à sa retraite, et ce malgré les offres alléchantes d’autres équipes. Il raccroche son mini-short (c’est l’un des seuls qui n’avaient pas suivis la mode des shorts longs) à l’âge de 41 ans et 35 jours après un premier tour de playoffs perdu en 2003 face aux Kings. Il réalise une dernière saison à 10,8 points et 7,7 passes décisives, quand on voit la fin de carrière de grands joueurs tels que Nash ou Kidd (tous les deux plus jeunes), on se rend compte du talent du bonhomme…

C’était un joueur très réservé, parlant peu aux médias. Il était aussi un bon défenseur, et le cumul de ces choses en fit le second joueur le plus « dirty » en 1997 derrière Rodman. On peut souligner aussi son incroyable physique : il n’a manqué que 23 matchs durant toute sa carrière dont 18 en une seule saison! Très adroit pour un meneur (13,1 points de moyenne à 51,5% au tir), il est resté en double-double de moyenne durant 10 saisons! Fait amusant, il n’a réalisé son premier triple-double qu’à 39 ans.

Il laisse un palmarès impressionnant : deux médailles d’or olympiques (1992 et 1996), dix sélections au All-Star Game (co-MVP en 1993), onze fois membre d’une All-NBA Team, meilleur passeur décisif de l’histoire (15806) ainsi que meilleur intercepteur (3265), meilleure moyenne de passes décisives en une saison (14,5) et intronisé au Hall Of Fame en 2009.

Pour ceux qui envisagent un voyage initiatique au pays des mormons, prévoyez faire un tour devant l’EnergySolutions Arena, vous y trouverez la statue d’un des meilleurs meneurs de l’histoire de la Ligue.

9. Michael Jones : pour le coup je me lâche et je ne prends aucun risque en balançant que ce type est un illustre inconnu.

Cet intérieur, drafté en 1979 à la 165ème position par les Suns, a pas mal bourlingué. Il a joué une année en France (Nice) puis une autre en Italie (Gorizia), avant de retourner aux USA jouer en CBA puis en NBA à partir de 1983.

Il a disputé quinze saisons dans la grande Ligue, et ce, dans cinq différentes franchises : les Sixers, les Bulls, les Pistons, les Rockets mais surtout les Bullets de Washington (de 1984 à 1993). Il a su se trouver où il fallait puisqu’il possède une jolie bague depuis 1995 et le titre de Houston. À noter qu’il a participé à dix-neuf rencontres lors de ces playoffs.

Il a fini gentiment sa carrière le 3 mai 1998, à l’âge de 41 ans et 30 jours, éliminé au premier tour des playoffs face au Jazz.

Il détient tout de même un joli fait d’arme : lors du match Bullets/Magic le 3 mars 1990, il a réalisé la bagatelle de dix contres!

10. Karl Malone : comment séparer des inséparables? Il rejoint donc logiquement John Stockton dans ce top 10 des papys du basket.

Vous pouvez zapper entre ce petit résumé et celui de son compère pour retracer l’histoire du Jazz (j’ai essayé d’éviter les doublons).

Choisi en 13ème position de la draft 1985 par Utah, il était pourtant tellement persuadé d’atterrir à Dallas (avec le 8ème choix) qu’il avait déjà loué un appartement sur place… Il est très efficace dès son arrivée grâce à son talent et à son association avec Stockton.

En 1988, il pousse les Lakers de Magic, Worthy et Abdul-Jabbar (futurs vainqueurs) au septième match du premier tour et, malgré ses 31 points et 15 rebonds, il doit s’incliner. Au lendemain de cette défaite il signe une prolongation de contrat de dix ans!

Il réalise une saison 1989/1990 hallucinante au scoring : 31 points de moyenne et une performance à 61 points face aux Bucks. De 1992 à 1996, les Blazers, les Rockets et les Supersonics les priveront d’atteindre la grande finale.

En 1997, il est désigné MVP de la saison (64 victoires pour 18 défaites) et passe enfin l’obstacle Houston pour rencontrer le champion de la conférence est : Chicago. La suite est connue de tous, deux défaites en autant de finales face à ces mêmes Bulls dont celle marquée par « The Last Shot » d’un autre vieux con.

En 1999 il obtient son deuxième titre de MVP. En 2003, son binôme de toujours prend sa retraite et il se retrouve free agent. Arrivé un an après « Stock », il est normal que le « Mailman » s’en aille un an plus tard.

Il cède finalement aux sirènes des Lakers, tout comme Gary Payton qui désire lui aussi sentir la fraicheur du métal sur son annulaire. Ils forment donc avec Kobe Bryant et Shaquille O’Neal un quatuor d’exception. Seulement voilà, il se blesse en décembre et rate 39 matchs de saison régulière. Cela ne l’empêche pas de planter 30 points et de capter 13 rebonds dans un match 4 du premier tour des Playoffs face à Houston. Il s’occupe de Tim Duncan défensivement en demi-finale face aux Spurs, puis contribue à la victoire face aux Wolves en finale de conférence. Pour sa troisième grande finale, il retrouve les Pistons de Billups et Wallace. Il joue la série avec une entorse au genou droit et s’incline encore une fois.

Il se fait opérer et laisse croire à ses fans un retour sur les parquets (à New York ou à San Antonio selon les rumeurs) mais il annonce finalement sa retraite. Son dernier match aura donc été en finale NBA, à l’âge de 40 ans et 325 jours. Il aurait probablement pu grimper dans ce classement puisqu’il termine sur une saison à 14,5 points et 9,6 rebonds.

On constate qu’il dépasse les 20 points de moyenne par saison toute sa carrière excepté lors de ses première et dernière années. Il participe également à toutes les campagnes de playoffs entre 1985 et 2004.

Voici ce qu’on peut voir sur le rebord de sa cheminée : deux médailles d’or olympiques (1992 et 1996), deux titres de MVP, quatorze sélections au All-Star Game, quatorze fois membre d’une All-NBA Team, trois fois d’une All-Defensive Team, intronisé au Hall Of Fame en 2010, deuxième meilleur marqueur de l’histoire (36928 points) et recordman des lancers-francs réussis (9787).

On se souvient de son « léger » coup de coude (involontaire pour certains, en représailles pour d’autres) sur Isiah Thomas le 14 décembre 1991 qui lui valut quand même quarante points de suture autour de l’œil (je conseille la vidéo et surtout de tendre l’oreille lors du choc…).

Autres anecdotes, sympas et moins sympas, je vous laisse juger : il s’est opposé au retour de Magic Johnson du fait de sa séropositivité, il a disputé un combat de catch avec Dennis Rodman en 1998 et il a donné 4000$ lors de la campagne de réélection de George W. bush…

Enfin, pour les aveugles qui feraient le même pèlerinage précédemment cité, ça serait ballot de rater la statue de Malone à côté de celle de Stockton…

Pour finir, je précise que dans la suite de la liste on croise à la 20ème position Michael Jordan qui claquait ses 20 points et 6,1 rebonds lors de sa dernière saison à 40 ans.
On note ensuite que Steve Nash est actuellement 19ème avec un dernier match joué à 40 ans et 60 jours (en cas de retraite) mais, s’il termine son contrat et joue le dernier match de la prochaine saison régulière (oui je vois pas les Lakers en Playoffs!!!!), il grimperait à la 8ème place avec approximativement 41 ans et 60 jours.
Je profite de ce classement pour rererererereredéclarer ma flamme à Ray Allen qui, je l’espère (mais j’en doute), viendra se glisser dans ce top 10. Pour ce faire, il lui faudrait jouer deux saisons de plus… Il en a les jambes, la tête c’est peut-être différent…

Au Dessus_C_Boston #18

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