Requiem pour un pion

« Le jour où je serai mort je veux qu’on se rappelle… »

Si y’a une vie après la mort, j’espère être présent le jour où la faucheuse me rappellera de l’autre côté de la barrière.

Voir ce que les gens ont pensé de moi, ce qu’ils se souviennent et surtout, qui viendra pleurer devant ma dépouille et non pas sur. C’est pas la peine de dégueulasser le cercueil non plus…

Je me suis toujours dit qu’il fallait se tenir loin d’une certaine forme de mégalomanie, qu’en se faisant on s’approchait toujours un peu plus de l’ultime humilité, la belle, la grande, celle des livres et des mauvais films hollywoodiens sclérosés par l’idéalisme absolu d’un monde beau et vertueux.

Mais mon cul en fait.

Tous autant que nous sommes nous avons un égo mal placé, un grand besoin de se sentir désiré, d’être vu pour ce que nous ne sommes pas et de se voiler la face avant de prendre une bonne grande gifle dans la gueule. Ce qui n’empêchera en rien d’ailleurs, de recommencer ce sempiternel cycle tout au long de son existence pour en prendre toujours une plus grande quand la boucle finira son tour.

Fort heureusement, ces instants n’arrivent qu’avec parcimonie au cours d’une existence. On parvient le plus souvent à se raccrocher aux branches, à se dire que les choses iront mieux, que finalement pas loin de vous d’autres en vivent de plus compliqués et que finalement, s’apitoyer sur son sort n’est qu’une énième complainte sans intérêt.

Puis arrive ce jour, où l’air du changement pointe le bout de son chibre avec un sourire large comme la grand canyon et avec cette phrase reprise non sans brio par un illustre homme politique de Gaule: « le changement, c’est maintenant!!! ».

Souvent suivi d’un « mon gros » si vous êtes en surpoids ou résidant d’une contrée où l’argot de cité a œuvré avec brio.

Tout ça pour vous dire, que ce tournant pour moi est arrivé. Et que pour les 4 pékins qui se souviennent encore de l’aventure « La 31ème Franchise », il vous restera je l’espère, quelques bons moments de rigolades, de bons choix musicaux et peut-être, un ou deux petits moments de bonheur inavoués.

J’en profite pour passer la bise à mes compères perdus qui ne liront peut-être jamais ces lignes et moi je m’en vais faire le grand saut et trouver le grand amour. En espérant qu’il m’accepte à bras ouverts…

La bise les Gloubinours et n’oubliez pas, maintenant que c’est mort faut qu’on se rappelle…

J’en laisse une dernière pour la route.

 

 

Kenny « Vince » Anderson

 

 

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